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Dijon est prévenu, trois Mortuaciens ont déjà battu des équipes de Ligue 2
24 novembre 2021

Dijon est prévenu, trois Mortuaciens ont déjà battu des équipes de Ligue 2

Sport

Rémi Bonnet, Romain Marguier et Florian Tournier ont déjà eu l’occasion d’affronter, et même d’éliminer, des équipes de Ligue 2 en Coupe de France lorsqu’ils évoluaient à Pontarlier. Avant de recevoir Dijon, les trois Mortuaciens convoquent leurs souvenirs.

Morteau-Montlebon (N3) - Dijon (L2)

Samedi (14 h 30) à Montlebon

Pour la majorité des joueurs de Sébastien Mazzotti, comme pour le club tout entier du FC Morteau-Montlebon, la confrontation avec Dijon (Ligue 2) programmée samedi sera une première.

Pour la plupart, oui, mais pas pour tous puisque trois ont déjà connu le privilège d’affronter des pros en Coupe de France sous le maillot du CA Pontarlier : Florian Tournier (28 ans), Rémi Bonnet (31 ans) et Romain Marguier (36 ans), incertain en raison d’une entorse d’une cheville. Le trio aurait même pu être un quatuor si Maxime Bonnet n’avait pas été suspendu pour le CAP - Montpellier (L1) du 6 janvier 2018 …

Rémi Bonnet : « Pour Morteau-Montlebon, c’est la première étape »

Florian Tournier n’avait pas 19 ans quand Pontarlier a battu Amiens en novembre 2011 (3-1). Il en avait deux de plus quand il a perdu contre Caen, récupérant au passage le maillot devenu mythique de N’Golo Kanté . « Mais le plus beau souvenir, c’est la première fois, souffle-t-il, parce qu’on ne savait pas que c’était possible. »

Un constat corroboré par Rémi Bonnet qui, ce jour-là, avait provoqué un penalty dans les arrêts de jeu : « On n’avait pas conscience de nos capacités. Je suis arrivé en même temps que Schulzendorf, Khrimou, Prétot, De Morais et Roussel et le club n’avait jamais connu ça. Ça a été le début de nos parcours en Coupe et, à partir de là, on a joué le haut de tableau en championnat… Là, pour  Morteau-Montlebon, c’est un peu pareil, c’est la première étape. » Évidemment, les supporters mortuaciens en acceptent l’augure.

Marguier, le récidiviste

Romain Marguier était de cette première épopée pontissalienne en 2011-2012. Il était aussi titulaire contre le FC Sochaux en novembre 2016 dans un match que le CAP avait maîtrisé (2-0), faisant le job comme des pros. « On sentait qu’on était fort, qu’on pouvait le faire. Et quand tu crées l’exploit, le club change de statut, tu montres que tu es capable de tout retourner à domicile. Quand on joue contre une Ligue 2 ou une Ligue 1, on se dépouille à 200 %, on a envie de se prouver qu’on peut jouer, on est poussé par un public, par une région. »

Un engouement palpable

Samedi, ils seront 2.050 à pousser les Mortuaciens dans la marmite d’Henri-Schaller. « Ces matches, ce sont des moments d’émotions. Voir tout ce monde derrière nous, c’est gratifiant », reprend Marguier. « Dans une carrière amateur, ce sont les matches que l’on retient », acquiesce Tournier. Un mot revient dans toutes les bouches : l’engouement. « Le plus impressionnant, c’est la semaine qui précède la rencontre, les voisins avec qui tu ne parles jamais de foot vont subitement t’en parler », sourit Bonnet, qui a aussi joué contre Sion (D1 suisse) et Aarau (D2) durant les deux années et demie passées à La Chaux-de-Fonds. Et le milieu de terrain des Combes de poursuivre : « Et c’est encore plus flagrant à l’échelle de  Morteau. C’est une petite ville, tout le monde se connaît. »

Florian Tournier : « Les gamins ont des étoiles dans les yeux et rêvent d’être à notre place dans dix ans… »

Et briller en Coupe de France face à des équipes pros peut braquer soudainement les projecteurs sur soi. Fort contre les forts, Rémi Bonnet avait fini par écouter une proposition d’Hervé Genet, coach du Besançon RC. « Mais je n’étais pas dans cette optique. Je venais d’être papa, je travaillais en Suisse… J’ai toujours été dans une logique d’amateur. Comme mon frère (Max), on est du cru. » Les potes, l’ambiance du foot, la troisième mi-temps ont toujours prévalu sur un billet plus conséquent ailleurs.

« Plus que les cas individuels, ce sont surtout des matches qui font grandir les clubs », poursuit Florian Tournier. « On était au 8e tour en 2017-2018 , on a disputé, depuis, un 7e tour et nous revoilà au 8e. Pour un club, c’est hyper important. Les gamins ont des étoiles dans les yeux et rêvent d’être à notre place dans dix ans… », conclut l’attaquant mortuacien. Il faudra patienter un peu pour que germe la nouvelle graine. En attendant, les Tournier, Marguier, Bonnet et compagnie tenteront de noircir une page de l’histoire du FCMM. En continuant à faire rêver les jeunes générations. Et les moins jeunes…