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Doubs Bras de fer autour de la Ligne des Horlogers : « Il n'y aura pas de trains supplémentaires » selon la Région
3 janvier 2022

Doubs Bras de fer autour de la Ligne des Horlogers : « Il n'y aura pas de trains supplémentaires » selon la Région

Mobilité

Les intérêts communs entre Besançon et le canton de Neuchâtel sont évidents. Pourtant la Région Bourgogne-Franche-Comté, « architecte des mobilités », ne densifiera pas l'offre ferroviaire. « Nous n'avons aucun potentiel depuis Besançon », prétend Michel Neugnot, vice-président en charge du dossier. 

 

« Vous trouverez toujours un voyageur qui n'a pas de solution à son problème dans un service public de transport. » Michel Neugnot, le premier vice-président en charges des mobilités à la Région Bourgogne-Franche-Comté, n'en démord pas. Il demeure hermétique aux observations d'usagers et aux doléances formulées par les représentants des territoires qui veulent promouvoir la ligne des Horlogers et « appellent à poursuivre l'effort par une offre ferroviaire à la hauteur ».

 

 L'élu régional le clame : « Je suis dans une démarche rationnelle, concrète. Je ne suis pas un marchand d'illusion. J'affirme clairement qu'il n'y aura pas de trains supplémentaires de mis, quelles que soient les demandes des uns et des autres ».

 

« Besançon a à s'occuper de sa mobilité »

 

 Les uns et les autres représentent tout de même deux importants bassins de mobilités, frontaliers qui plus est , qui s'étendent de la Côte-d'Or à la Suisse avec laquelle ils possèdent une interaction évidente. Les uns et les autres s'interrogent naturellement sur les nouvelles perspectives offertes pas la loi d'orientation des mobilités. Et veulent apporter localement des réponses à leurs besoins propres. Dans les deux sens du terme.

 

 Ces deux grands ensembles territoriaux sont tractés par la démographie positive du Grand Besançon et du Pays Horloger. Reliés par une ligne ferroviaire qui manque a priori d'ambition. Tant sur le plan de la « desserte » que de la « communication auprès des usagers potentiels, des habitants, des salariés ».

 

 Face à cette demande d'Anne Vignot d'un comité de concertation à venir, Michel Neugnot montre avec autorité qu'il tient fermement les commandes de la locomotive : « Besançon a à s'occuper de sa mobilité, elle n'a pas compétence à traiter directement avec les autres sans convier la Région à ses réunions. Maintenant, c'est moi qui reprends la main ! »