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FCMM : « Comme si l’on organisait une fête villageoise en 15 jours »
25 novembre 2021

FCMM : « Comme si l’on organisait une fête villageoise en 15 jours »

Sport

Samedi, le FC Morteau-Montlebon affrontera le Dijon FCO dans le cadre du 8e   tour de la coupe de France. Un match exceptionnel pour ce pensionnaire de National 3 qui a quelque peu chamboulé son organisation pour cette rencontre historique. Fabien Bez, président du club, se livre sur les préparatifs.

Pour vous, en tant que président, cela doit forcément être un réel bonheur de se dire que cela va se jouer à la maison ?

« Clairement. On a bataillé pour que ce soit là et c’est surtout dans l’optique de remercier les gens qui nous suivent tout le temps. En délocalisant le match, on aurait perdu beaucoup de monde. Peut-être que certains bénévoles ne se seraient pas déplacés. Alors que là, en étant à la maison, c’est plus sympa pour tout le monde, et il faut dire aussi que l’on a nos repères dans notre stade. On commence à avoir une certaine réputation à domicile , ce qui fait que l’on peut s’imaginer tout et n’importe quoi. »

Vous évoquiez justement les bénévoles. Combien de personnes sont mobilisées pour l’organisation de cette rencontre ?

« Pour l’organisation, il faut que l’on trouve 71 personnes. On est en train de gérer la venue de 2 000 supporters, c’est comme si l’on organisait une fête villageoise en quinze jours. ( rires ) »

Cela mobilise beaucoup plus de personnes que d’habitude ?

« Oui. En temps normal, il nous faut 30 bénévoles par match. Maintenant, il y a aussi un engouement exceptionnel autour de la coupe de France. Du fait que ce soit historique, il y a beaucoup de personnes qui se mobilisent et ça, c’est une bonne chose. Même les commerçants de Morteau nous ont appelés afin de décorer leurs vitrines aux couleurs du club. »

Quels sont les différents points sur lesquels vous devez travailler pour organiser la rencontre ?

« La première chose, c’est tout l’aspect parking. Vu l’affluence attendue, on va doubler cela par rapport à d’habitude. On a délimité des parkings supplémentaires pour pouvoir accueillir tout le monde. Ensuite, il faut un stadier pour 50 personnes, donc là, il nous en faut 40. On va faire des buvettes supplémentaires, donc il faut du monde en plus aussi à ce niveau-là. »

Au-delà du dispositif élargi, quelle est la différence par rapport à une rencontre classique ?

« On va accueillir un groupe de supporters ultras de Dijon et là, du coup, il faut renforcer la sécurité de manière assez impressionnante pour éviter tout débordement, voire contact avec nos supporters . Du coup, cela demande une grosse organisation. On a dû délimiter une zone spécifique pour eux avec des toilettes et une buvette ainsi qu’un accès avec le bus pour qu’ils ne rentrent pas en contact avec les autres supporters. On a également dû créer un PC sécurité que l’on n’a pas d’habitude ainsi qu’une salle de presse. On est plus dans l’amateurisme, clairement. »