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Festival du film, l’occasion de soutenir le monde du cinéma
26 octobre 2022

Festival du film, l’occasion de soutenir le monde du cinéma

Divertissement

Lors du lancement de la 4e édition de Tous aux cinés, Claude Faivre, de L’Atalante, a relayé le message des professionnels du cinéma qui parlent d’un milieu en souffrance. Tout en soulignant la situation atypique de L’Atalante et du Paris, soutenus l’un par la municipalité et l’autre par la com-com.

La ville de  Morteau compte deux salles de cinéma, Le Paris et l’Atalante. Les deux équipes cinéma travaillent en parfaite harmonie, mais…

En parlant de grand malade dont le pronostic vital est engagé, vendredi soir à la salle des fêtes de la ville, lors du lancement de la quatrième édition de Tous aux cinés , le festival du film de  Morteau, Claude Faivre, membre de l’équipe cinéma de l’Atalante, a parlé d’une situation difficile des salles dévouées au 7e  art : « A  Morteau, on ne mesure pas la gravité de son état, parce que l’on est dans une situation atypique. Le Paris est adossé à la CCVM [Communauté de communes] et l’Atalante à la ville de  Morteau. Nos sauveurs ! »

C’est le cri du cœur qu’il lançait, constatant que sur le secteur d’autres cinémas résistent aussi, celui de Charmoilles avec une association soutenue par la commune et Le Valdahon un cinéma associatif.

« La réalité c’est que beaucoup de salles commerciales sont à la limite de la fermeture. Les causes de cette situation sont multiples. Conjoncturelles pour certaines, impact du Covid sur les comportements, qualité des films, absence de grands films populaires qui boostent les entrées. Structurelles pour d’autres, prix des places, concurrence des plateformes, des séries, politique discutable du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée). »

Il assure : « Si rien n’est fait, c’en est fini du cinéma français, de l’exception française, d’un pan entier de notre culture nationale. Notre cinéma finira comme les cinémas italiens, anglais, allemand. Resteront Hollywood, Bollywood et Netflix. »

Il y a urgence, dit-il, la profession réclame d’ailleurs des états généraux du cinéma.

De son côté, Michel Vivot, président de la MJC, regrettait que pour les cinéphiles, cette année encore le festival du film de  Morteau, qui a débuté le 20 octobre, tombe en même temps que celui de Pontarlier.

Claude Faivre

« Il y a urgence ! A juste titre la profession réclame des états généraux du cinéma. Espérons que son cri d’alarme sera entendu. »

Cédric Bole, Karine Romand, Élisabeth Redoutey, au premier plan Michel Vivot, président de la MJC.  Photo ER