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Football/Coupe de France (8e tour) Morteau-Montlebon, la magie de la Coupe ?
27 novembre 2021

Football/Coupe de France (8e tour) Morteau-Montlebon, la magie de la Coupe ?

Sport

Pour la première confrontation de son histoire avec un club professionnel, le FC Morteau-Montlebon rêve d'un exploit face à Dijon. Trois divisions séparent les deux équipes mais les conditions et le contexte bouillant du stade Henri-Schaller à Montlebon pourraient bien aider à rebattre les cartes.

Depuis deux semaines, dans les alentours de  Morteau, tout le monde ne pense qu'à ça . Ne parle que de ça. Les commerçants ont décoré les vitrines, les bars s'affichent aux couleurs du FC  Morteau-Montlebon et la réception de Dijon (Ligue 2) met le club en ébullition. En témoigne la rapidité avec laquelle se sont arrachés les quelque deux mille tickets mis en vente pour cette première confrontation avec une équipe professionnelle.

Les joueurs mortuaciens ont évidemment goûté à cette effervescence. Sébastien Mazzotti en a pris la mesure tout en essayant de rester imperméable au contexte : « On ressent cette euphorie en dehors de l'équipe. Mais, avec le groupe, on se focalise au mieux sur le terrain ».

Petitcolin suspendu, Marguier et Gaume incertains

D'autant que l'entraîneur du FCMM a eu beaucoup de pépins à gérer en amont de ce match. Aux absences de Thierry, Pugin, Bourdenet, Aubry et Faivre s'est ajoutée la suspension de Valentin Petitcolin , qui sera privé de la fête. Cela forcera Mazzotti à s'adapter de nouveau dans le couloir gauche.

Romain Marguier (cheville) et Lucas Gaume (genou) ont, eux, passé la semaine aux soins sans savoir s'ils seront ou non aptes samedi après-midi. Rachid Benchagra devait être rentré juste à temps d'un déplacement professionnel à Dubaï (bonjour le changement de température…) pour prendre part à la dernière séance ce vendredi soir, et le jeune Romain Moureaux, lui, est étudiant en Alsace et ne s'est pas entraîné avec le groupe cette semaine.

Marguier voit une ressemblance…

Mais ces aléas sont le lot d'une équipe « 100 % amateur » comme l'est le FC  Morteau-Montlebon. À des années-lumière du fonctionnement d'un club professionnel comme le DFCO. « Mais on ne changera pas de philosophie », promet Sébastien Mazzotti.

Ce samedi après-midi, le stade Henri-Schaller aura des allures de cocotte-minute, d'où s'échappera une délicate odeur d'insouciance. Aussi infime soit-elle, la chance de créer l'exploit existe. Romain Marguier voit même des similitudes entre la venue du FC Sochaux à Pontarlier en 2016 et celle de Dijon à Montlebon ce samedi : « C'est un peu la même configuration. Comme Sochaux à l'époque, Dijon n'a pas fait un très bon début de saison. On va le faire… »

Bonnet : Ça se joue toujours sur des détails »

La prestation dijonnaise lundi contre Auxerre en Ligue 2 (3-1) serait cependant de nature à refroidir quelques ardeurs. Et si Patrice Garande va procéder à pas mal de changements, Mazzotti se veut raisonnable : « Il y a toujours une chance mais il faut être lucide, il y a trois niveaux d'écart. En face, les mecs seront préparés. »

Les Dijonnais l'ont prouvé au tour précédent en battant Saint-Apollinaire (N3), 3-0. Mais dans leur jardin de Gaston-Gérard. Cette fois, c'est sur un terrain piégeux, peut-être en partie gelé ou enneigé, que le DFCO est attendu. Un changement de décor qui fait la magie de la Coupe.

Rémi Bonnet, qui a déjà connu l'ivresse des cimes avec Pontarlier, en sortant Amiens (L2) en 2011, est convaincu qu'un interstice existe : « Ça se joue toujours sur des détails. Si tu oublies un marquage, de compenser, il y a but. Et si on le fait bien, on aura peut-être une occasion ou deux, et il faudra être efficace. » Que ce soit sur coups de pied arrêtés, ou sur des fulgurances de Tim Journot , Florian Tournier ou Rachid Benchagra.

Faire douter Dijon le plus longtemps possible

Et surtout il faudra tenir, tenir et encore tenir. Le plus longtemps possible. « Plus tu avances dans le match, plus les pros doutent, plus l'ambiance monte », reprend Rémi Bonnet.

« Il faut apporter de la sérénité, il n'y a aucune pression à avoir. Il faut être relâché. Il y a clairement du talent dans notre équipe. C'est l'occasion de rentrer dans l'histoire du club », conclut Romain Marguier. Quatre-vingt-dix minutes, et éventuellement une séance de tirs au but, séparent le FCMM de son rêve…

La pelouse du stade Henri-Schaller bâchée

En prévision du froid et de la neige annoncés, la Fédération française de football a fait livrer de quoi protéger la pelouse du stade Henri-Schaller à Montlebon en milieu de semaine.

« La FFF nous a fourni onze bâches de soixante-quinze mètres de long et dix de large », explique Fabien Bez, président du FC  Morteau-Montlebon. Douze bénévoles les ont installées et ces bâches seront retirées ce samedi. « Le seul problème, c'est que huit à dix centimètres de neige sont annoncés dans la nuit », soufflait, ce vendredi, le président du FCMM. Ce qui pourrait considérablement compliquer la tâche au moment de débâcher la pelouse…