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Morteau Quand l'omnibus Picasso file sur la ligne des Horlogers rénovée
16 janvier 2022

Morteau Quand l'omnibus Picasso file sur la ligne des Horlogers rénovée

Mobilité

L'autorail Picasso de 1960 a repris du service, pour inaugurer la ligne des Horlogers rénovée. Un engin tiré par un moteur de 300 CV entièrement remis en ordre de marche par les membres de l'association ABFC (autorail de Bourgogne Franche-Comté).

L'arrivée en gare de  Morteau n'est pas passée inaperçue ce samedi aux alentours de 13h, avec un équipage d'un autre siècle et pourtant contemporain… L'autorail Picasso de 1960 a repris du service, pour inaugurer la ligne des Horlogers rénovée, tiré par un moteur de 300 CV entièrement remis en ordre de marche par les membres de l'association ABFC (Autorail de Bourgogne Franche-Comté) qui en l'espace d'une journée a su donner le grand frisson aux amateurs de ce train.

Certains sont venus de Picardie ou encore de la Côte-d'Or voisine, comme ce passionné de maquettes de trains de l'association dijonnaise d'une revue de modélisme en ligne (AMT) qui a fait tout spécialement le voyage depuis Dijon jusqu'à  Morteau pour vivre en grand, avec une bonne cinquantaine de passionnés de ce modèle baptisé par les cheminots eux-mêmes Picasso en relation à sa cabine de pilotage qui ressort de la carlingue.

Suite à un léger retard en gare de Mouchard, l'autorail, parti de Dijon, a pénétré en gare de  Morteau avec presque une heure de retard sur l'horaire prévu, mais depuis la gare Mouillière à Besançon ; il a mis le turbo, sans un seul arrêt dans les gares entre Besançon et  Morteau ce qui fait dire à un passager que « ce n'est plus un omnibus comme dans le temps mais un express ! ». Il est vrai que les travaux entrepris sur cette ligne ont considérablement amélioré la qualité du voyage.

Quand les essieux ronronnent

Arrivé dans le Haut-Doubs « sur ses terres », le cheminot Philippe Moreaux, régional de l'étape qui a résidé une vingtaine d'années à Montlebon en tant que voisin d'Hervé Monney, commentait pendant le voyage les particularités de cette ligne des Horlogers remise à neuf, avec des anecdotes croustillantes du temps où, jeune homme, il faisait les foins au Pont de la Roche en voyant les trains passer.

Ses autres propos étaient purement techniques, approuvés par Denis son président, chef de train pour ce voyage historique. Les passagers ont apprécié les paysages du Haut-Doubs enneigés et après une courte halte à  Morteau ont regagné leur point de départ, les yeux plein de belles images avec le ronronnement des essieux sur le ballast.